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IDEL : comment déduire les cadeaux que je fais à mes patients et partenaires ?

Les cadeaux et pourboires effectués dans le cadre de votre activité peuvent être déduis lorsqu’ils rentrent dans votre activité professionnelle d’IDEL.

Et soudain vous avez un flash « Et si je mettais mes cadeaux de Noël perso en charge déductible ?! » Stooop ! N’y pensez même pas ! En effet vous devrez fournir des justificatifs en cas de contrôle fiscal ou contrôle AGA. L’administration est d’ailleurs très vigilante aux dépenses effectuées au mois de décembre, afin d’éviter les abus.

Vous devez pouvoir prouver par des documents nominatifs que le bénéficiaire des avantages consentis entretient avec vous une relation professionnelle. Lors d’un EPS (Examen périodique de Sincérité) par voter AGA ou notre Visa Fiscal, il est nécessaire de posséder la facture et d’avoir notifié le nom du chanceux bénéficiaire.

Remarque : si la dépense cadeau augmente dans une proportion supérieure à celle des bénéfices imposables, l’administration peut réintégrer les dépenses si le professionnel ne justifie pas qu’elles sont nécessitées par son activité.

L’administration fiscale lors d’un contrôle peut être amenée à réintégrer une partie de ces dépenses si elle apporte la preuve que le montant des cadeaux est excessif ou si vous n’apportez pas la preuve que ces cadeaux ont été engagés dans l’intérêt direct de votre activité.

Le conseil Comptasanté :

 

Concrètement pour les infirmiers(ères) en libéral, ces dépenses de cadeaux sont totalement déductibles si elles restent raisonnables : votre comptable sera là pour vous donner les garde-fous. Mais conservez bien les factures !

Autre article : Puis-je également déduire également mes frais de santé (dentiste, optique..)  ? Réponse par ici sur notre article : Les frais de santé, déductibles ?

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IDEL: Passer de BNC à SELARL, cela vaut-il vraiment le coup ?

Vous souhaitez payer moins d’impôts ? Réduire vos charges sociales ? Optimiser votre rémunération ? Vous dégager une trésorerie importante ? La SELARL peut être la bonne solution.

Dans la vie d’un(e) IDEL, il peut se poser la question du passage en SELARL. Mais une SELARL, c’est quoi ? C’est une Société d’Exercice Libéral à Responsabilité Limité. C’est un statut que vous pouvez choisir pour exercer en tant infirmier(ère) libéral(e), afin de payer moins d’impôt. Cependant, le passage du statut BNC « classique » au statut de SELARL n’est pas à envisager à la légère car il est lourd administrativement, et conseillé uniquement pour les IDEL ayant un bénéfice supérieur 70 000€ /an.

Pour quel profil d’IDEL?

L’exercice en SELARL s’adresse généralement à des infirmiers(ères) ayant un résultat BNC supérieur à 70 000 €. Il peut néanmoins y avoir des cas, où le BNC n’atteint pas 70 000€ mais que le passage en SELARL est tout de même recommandé. Nous contacter pour en savoir plus.

Comment savoir si c’est opportun ?

Tout dépend de votre train de vie et de votre rémunération.

Si l’écart entre votre niveau de vie (loyer, emprunt maison, nourriture, vacances… et impôts personnels) et votre rémunération est important, passer du BNC à la SELARL peut être opportun.

Ex : votre bénéfice s’élève à 100 000 € par an et vous n’avez besoin pour assurer votre train de vie que de 70 000 € , alors le passage en SELARL peut être opportun.
A l’inverse si votre BNC s’élève à 100 000 € par an et que vous avez besoin de 90 000 € pour assurer votre train de vie, l’écart n’est pas suffisamment significatif et le passage en SELARL ne parait pas opportun.

Plus l’écart entre votre niveau de vie et votre résultat BNC est important, plus le passage en SELARL devient avantageux.

Les principaux avantages

  • Diminuer votre imposition et vos charges sociales

Lorsque vous exercez en BNC votre base d’imposition correspond à votre résultat de l’année (par exemple 100 000€). Base d’imposition = 100 000 €
Si vous n’avez besoin que de 70 000 € pour assurer votre train de vie, nous retiendrons ce montant en « rémunération de gérance. ».
Base d’imposition = 63 000 € (abattement complémentaire de 10% appliqué)

Nous pouvons vous accompagner pour déterminer avec vous le montant dont vous avez besoin pour assurer votre niveau de vie afin de réduire votre base d’imposition. Nous contacter ici.

  • Réduire vos charges sociales

Comme pour l’imposition, la même mécanique s’applique pour les charges sociales. La base de calcul des charges sociales sera calculée sur la rémunération de gérance (70 000 €) et non le résultat BNC (100 000 €)

  • Se dégager de la trésorerie personnelle

Nous avons développé au sein de Comptasanté un montage spécifique permettant de faire racheter votre propre patientèle BNC par votre propre SELARL. Vous vous dégagerez ainsi du « cash » de manière conséquente pour vos projets (maison, voyages… mais aussi investissement SCPI, donation, retraite…).

Si vous décidez de passer SELARL, notre cellule spécialisée pourra vous accompagner pour partager notre expertise et vous proposer un montage optimisé.

Les principaux inconvénients

En résumé, la SELARL est une forme juridique qui peut vous permettre de payer moins d’impôts si vous avez de gros revenus BNC (plus de 70K), néanmoins, avant de vous lancer, veillez à bien calculer le montant de cet impôt en BNC vs. SELARL et bien prendre conscience du poids administratif plus lourd d’une SELARL comparé à un simple régime BNC.

Demander une étude préalable gratuite pour le passage en SELARL

 

Le congé paternité pour les IDEL

Disclaimer : Cet article reprend du contenu présent sur Ameli.fr

A partir du 1er juillet 2021, le congé paternité à prendre après les 3 jours de congés pour l’accouchement, passe de 11 jours à 28 jours pour les infirmiers en libéral. La France reste en retard par rapport à d’autres pays européens, néanmoins, c’est une belle avancée pour les jeunes papas / 2e parents !

Dans quel cas ai-je le droit à ce congé ?

  • si vous êtes le père de l’enfant, quelle que soit votre situation familiale : mariage, pacte civil de solidarité (Pacs), union libre, divorce ou séparation, même si vous ne vivez pas avec votre enfant ou avec sa mère.
  • si vous n’êtes pas le père mais que vous partagez la vie de la mère, dans le cadre du mariage, d’un pacte civil de solidarité ou d’un concubinage.

En tant qu’infirmier en libéral, vous pouvez percevoir une indemnité journalière forfaitaire lors d’un congé de paternité et d’accueil de l’enfant à l’occasion de la naissance de votre enfant ou de l’enfant de celui qui partage votre vie dans le cadre du mariage, d’un pacte civil de solidarité ou d’un concubinage.

Quand prendre ce congé paternité ? Est-il fractionnable ?

Le congé est fractionnable en trois fois, avec des périodes d’au moins cinq jours chacune.

Quelle est la durée du congé paternité ?

La durée du congé de paternité ou d’accueil de l’enfant est de :

  • 25 jours consécutifs au plus pour la naissance d’un enfant ;
  • 32 jours consécutifs au plus en cas de naissances multiples.

Pièces à fournir

  • Si vous êtes le père de l’enfant:
  • une copie intégrale de l’acte de naissance de l’enfant ;
  • ou la copie du livret de famille mis à jour ;
  • ou, le cas échéant, la copie de l’acte de reconnaissance de l’enfant ;
  • ou, en cas de naissance d’un enfant sans vie, la copie de l’acte d’enfant sans vie et un certificat médical d’accouchement d’un enfant né mort et viable.
  • Si vous n’êtes pas le père de l’enfant mais que vous partagez la vie de la mère, dans le cadre du mariage, d’un pacte civil de solidarité ou d’un concubinage :
  • une copie intégrale de l’acte de naissance de l’enfant ;
  • ou, en cas de naissance d’un enfant sans vie, la copie de l’acte d’enfant sans vie et un certificat médical d’accouchement d’un enfant né mort et viable ;ainsi que l’une des pièces suivantes attestant de votre lien avec la mère de l’enfant :
  • un extrait d’acte de mariage ;
  • ou la copie du Pacs ;
  • ou un certificat de vie commune ou de concubinage datant de moins d’un an ou, à défaut, une attestation sur l’honneur de vie maritale cosignée par la mère de l’enfant.

👉 Lien utile AMELI : Les Indemnités journalières pour les praticiens de santé pour l’accueil d’un enfant.

 

 

 

 

 

 

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IDEL : quelles sont les 7 assurances à souscrire

Infirmier en libéral : les 7 assurances à souscrire

Quand on est infirmière en libéral, certaines assurances sont obligatoires, d’autres sont facultatives. Les obligatoires : la Responsabilité Civile Professionnelle (RCP), l’assurance pour le local professionnel, l’assurance de votre véhicule. Les facultatives (mais fortement recommandées) : la prévoyance, l’assurance volontaire Accidents de Travail-Maladies Professionnelles (AT-MP), la complémentaire santé, la complémentaire retraite.

Obligatoire : La Responsabilité Civile Professionnelle (RCP).

La RCP a pour but d’apporter des garanties aux infirmiers libéraux devant les juridictions civiles, administratives et pénales. Elle intervient en cas de faute professionnelle, négligence, dégâts corporels ou matériels de la part du praticien.

Obligatoire : Assurance du local professionnel

Cette assurance couvre le cabinet acheté ou loué ainsi que les biens qui sont à l’intérieur du local contre le vol, les incendies, les dégâts des eaux mais aussi s’il arrive quelque chose à un patient à l’intérieur du cabinet.

Pensez également à assurer votre matériel informatique qui peut souvent faire l’objet d’une assurance complémentaire notamment lorsqu’il est utilisé en dehors du local. Il peut aussi être intéressant d’être couvert en cas de panne ou de casse, car ce matériel est essentiel pour les télétransmissions.

Obligatoire : Assurance du véhicule

L’assurance du véhicule est obligatoire comme pour n’importe quel propriétaire d’un véhicule. Le praticien en libéral ne doit cependant pas oublier de déclarer à l’assureur la mixité de l’usage du véhicule s’il s’en sert à la fois personnellement et professionnellement.

Facultative mais recommandée : L’assurance prévoyance

Elle n’est pas obligatoire mais fortement conseillée car en cas d’arrêt de travail, de maladie, d’hospitalisation, de décès et d’invalidité. En effet, l’Assurance maladie ne verse pas d’indemnité journalière aux praticiens, sauf en cas de grossesse. Le montant de l’assurance dépend de l’état de santé de l’IDEL, de son âge et de son chiffre d’affaires.

Facultative mais recommandée : L’assurance volontaire Accidents de Travail-Maladies Professionnelles (AT-MP)

Si la prévoyance permet de conserver un revenu pendant l’arrêt maladie, l’accident du travail ou encore une hospitalisation, il faut savoir que le régime d’Assurance maladie des Praticiens et auxiliaires médicaux (PAMC) ne couvre pas le risque AT-MP, y compris l’accident de trajet domicile/travail, donc les soins (examens médicaux, consultations, chirurgie, etc.) liés à l’accident.

Facultative mais recommandée : l’assurance complémentaire santé

Cette complémentaire peut entrer dans le cadre du régime de la loi Madelin ce qui signifie que le praticien peut déduire de ses revenus le montant qu’elle paie pour sa complémentaire santé.

Facultative mais recommandée : l’assurance complémentaire retraite

Si l’infirmier(ère) n’a travaillé qu’en libéral, c’est un contrat auquel il/elle doit sérieusement réfléchir mais pas forcément dès les premiers mois de son installation.

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Peut-on déduire les frais de repas des IDEL ?

Une infirmière libérale peut-elle déduire les frais de repas pris au cours de son activité ? Oui, mais… Comme tout travailleur indépendant soumis à l’impôt sur le revenu, les infirmiers peuvent déduire des frais de restauration sous certaines conditions. Gardez vos justificatifs en comptabilité et vous pourrez bénéficier des déductions permises par l’administration fiscale.

Quelles additions déduire de l’activité de l’infirmier ?

Pour que les frais de repas puissent être déduits du résultat imposable, il faut que les dépenses soient nécessitées par l’exercice de l’activité libérale, justifiées par la distance entre le lieu d’exercice et le domicile. Autrement dit, l’infirmière libérale qui effectue sa tournée peut effectuer une pause-repas (restaurant, traiteur, sandwicherie) et demander la déduction de ces dépenses si son domicile n’est pas à proximité. Idem si l’infirmière est en formation, hors de sa zone d’exercice habituelle.

 

Quel montant déduire du résultat ?

L’administration fiscale permet de déduire les frais supplémentaires de repas, qui dépassent le montant d’un repas pris à domicile, jusqu’à un certain seuil. Le montant d’un repas à domicile a été estimé à 4,85 € en 2019 et la limite d’exonération fixée à 18,80 €. Les professionnels libéraux peuvent donc déduire 13,95 € TTC au maximum (18,80 – 4,85€).

Exemples :

Une infirmière dépense 15€, elle peut déduire 15 – 4,85 = 10,15€ de frais de repas

Les circonstances font que l’infirmière dépense 25 € dans un restaurant. Dans sa comptabilité, les frais déductibles restent de 18,80 – 4,85 = 13,95 €

Les barèmes de la réglementation fiscale évoluent ; un comptable spécialiste des professionnels de santé vous permet de rester à jour.

 

Les justificatifs à garder par les IDEL

Pour pouvoir déduire les frais de repas, vous devez conserver des pièces justificatives, soient les factures comportant le nom du restaurant ou du traiteur, le montant, la TVA, la date. Ces éléments sont nécessaires pour tenir une comptabilité qui respecte les règles de l’administration fiscale et qui permet d’optimiser l’imposition de l’IDEL. Être accompagné par un comptable dans son activité libérale peut faciliter les choses !

 

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Un comptable pour les IDEL : est-ce nécessaire ?

Un comptable pour les IDEL : est-ce nécessaire ?

 

Une infirmière libérale, en plus d’assurer des actes de soins, doit effectuer des démarches administratives, réaliser un suivi comptable de son activité, être en conformité avec la réglementation fiscale… S’il n’est pas obligatoire, un expert-comptable peut s’avérer très utile en libérant l’esprit et du temps !

 

Infirmière libérale : plusieurs activités à gérer

Les actes de soins auprès des patients représentent bien sûr le cœur du métier des IDEL. En tant que professionnels en libéral, les infirmiers doivent également tenir leur comptabilité, gérer leurs comptes, établir des déclarations fiscales, fournir des documents aux services administratifs… Cela représente beaucoup de papier, même si c’est dématérialisé ! Ces activités sont souvent éloignées du secteur de la santé et peuvent vite donner des migraines ! C’est pourquoi l’accompagnement d’un expert-comptable est souvent recommandé.

 

Les bienfaits d’un cabinet d’expertise-comptable pour les IDEL

Par leur professionnalisme et par les missions qu’ils assurent, les experts-comptables peuvent vous :

  • Libérer du temps
  • Assurer davantage de sérénité en prenant en charge les obligations administratives et fiscales
  • Mettre à jour au niveau de vos charges, de la réglementation, des impôts
  • Soutenir dans la gestion de vos comptes
  • Aider à prendre les bonnes décisions.

 

Des services comptables qui répondent aux besoins des infirmiers en libéral

Selon les services auxquels vous souscrivez, les comptables peuvent s’occuper de :

  • Votre installation en libéral

Accompagnement aux démarches de création (immatriculation, enregistrement, choix du statut)

Plan de financement

Choix pour la mise en place du cabinet

  • Votre comptabilité

Tenue et gestion des comptes

Etablissement du bilan annuel

Synthèse annuelle avec un expert

  • Votre fiscalité

Etablissement des déclarations

Optimisation de l’imposition

  • Vos déclarations sociales

Vous le voyez, cela concerne aussi bien votre activité d’infirmier en elle-même mais aussi le cabinet, le véhicule, les assurances, la retraite, les impôts…

 

Comment choisir un expert-comptable

Les IDEL qui choisissent de faire appel à un comptable peuvent le faire selon quelques critères prioritaires :

  • Le sérieux des services proposés
  • La bonne connaissance du secteur des professionnels de santé
  • La réactivité et la disponibilité
  • Les prix proposés
  • La possibilité d’avoir un conseiller dédié

Avec un cabinet d’expertise-comptable habitué à traiter les sujets spécifiques aux métiers du médical et de la santé, l’infirmier-ère libéral sera plus à l’aise et plus serein-e !

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Le compte bancaire professionnel, obligatoire pour les IDEL ?

Le compte bancaire professionnel, obligatoire pour les IDEL ?

 

Vous vous installez en infirmière libérale ou infirmier libéral et vous avez déjà accompli plusieurs étapes : choix du statut, les locaux, le véhicule, les formalités… Une nouvelle question surgit du côté de la banque : vous faut-il un compte professionnel ? Disons-le tout de suite, un compte bancaire dédié à votre activité simplifiera votre comptabilité et vous évitera quelques erreurs comptables éventuelles.

 

Recommandé : un second compte bancaire réservé à l’activité en IDEL

Le compte professionnel n’est pas forcément obligatoire mais il est fortement recommandé d’ouvrir un 2nd compte bancaire, réservé à votre activité libérale de santé. Les Associations de Gestion Agréée et les cabinets d’expertise comptable sont tous d’accord sur ce point, pour plusieurs raisons :

  • Vous aurez moins de risques de mélanger les opérations bancaires personnelles et professionnelles ;
  • Il est plus simple de faire ou de faire tenir par un comptable, votre comptabilité à partir d’un compte spécifique ;
  • Vous voyez clairement de quelles sommes vous disposez pour régler vos dépenses professionnelles d’IDEL ;
  • Vous pouvez autoriser des prélèvements afin de mensualiser le règlement de charges professionnelles tels que les cotisations ou impôts.
  • Vous disposez de documents (relevés de compte, avis d’écritures, récapitulatifs sur internet ou smartphone) qui vous permettent de suivre votre budget, vos entrées et sorties d’argent.

 

Optimiser l’utilisation du compte bancaire IDEL

Dans les établissements bancaires, les infirmiers en libéral peuvent se voir proposer d’ouvrir un compte professionnel, au sens officiel du terme. Ce n’est pas forcément la bonne solution car les frais de fonctionnement peuvent s’avérer importants. L’IDEL peut simplement ouvrir un deuxième compte classique, avec chéquier et carte bleue, qui servira de compte « professionnel ».  C’est sur ce compte que seront encaissés les honoraires. C’est aussi à partir de ce compte que l’infirmière ou l’infirmier réglera ses frais professionnels et se versera une rémunération. Les relevés bancaires, utiles à votre comptabilité, sont à transmettre, le cas échéant, au cabinet comptable choisi par l’IDEL.

A savoir : il est conseillé de conserver la moitié (au minimum) de ce que vous gagnez sur le compte dit professionnel. Cela permet de faciliter la régularisation de charges sociales ou de faire face à d’éventuels imprévus. L’autre moitié peut être transférée sur votre compte personnel.

Comme pour toute gestion de compte, il faut se montrer prévoyant et non déficitaire ! Pour vous aider dans la gestion de votre trésorerie et de votre budget, un expert-comptable spécialisé dans les professions de santé peut vous accompagner.

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Comment créer une SCM pour s’installer en infirmière libérale ?

Créer une SCM pour s’installer en infirmière libérale

 

Choisir l’indépendance pour son activité infirmière, OK. Tout en s’associant à d’autres IDEL, c’est encore mieux ! Pour faire des économies en cabinet infirmier et faciliter l’organisation de votre temps, vous pouvez créer une Société Civile de Moyens. Un comptable, spécialiste des professions de santé, peut préciser les démarches à suivre et vous aider dans la gestion de la SCM.

La Société Civile de Moyens, pour réduire les coûts des IDEL

La Société Civile de Moyens est réservée aux professions libérales comme les infirmiers et autres professions de santé. Son but est de mettre en commun les outils et biens destinés à l’exercice de l’activité d’IDEL : loyer du cabinet, électricité, téléphone, salaire d’une secrétaire… En mutualisant ainsi les moyens, vous réduisez les coûts. Mais vous restez indépendant et conservez votre propre patientèle.

 

Principes et création d’une SCM

Les Sociétés Civiles de Moyens ont pour caractéristiques :

  • d’avoir 2 associés minimum, membres de professions libérales. Ces professions peuvent être différentes (pas forcément un autre infirmier ) mais comporter un lien évident (médecin, kinésithérapeute…) ;
  • de ne pas exiger de capital minimum ;
  • de faire porter une responsabilité indéfinie et conjointe sur chaque associé ;
  • d’être dirigé par un ou plusieurs gérants. Sans précision dans les statuts, tous les professionnels de santé associés sont gérants.

 

Lors de la création de leur SCM, les IDEL sont tenus de :

  • Rédiger les statuts
  • Déposer le capital social sur un compte bancaire
  • Faire paraître une annonce légale dans le journal
  • Remplir un formulaire de création de société civile
  • Faire parvenir un dossier au greffe du tribunal de commerce.

Pour être sûr-e de bien réaliser ces étapes assez éloignées de votre activité d’infirmière, vous pouvez faire vérifier ces points par un comptable.

 

Le régime fiscal des infirmières en SCM

La SCM des infirmiers libéraux n’est pas imposable au titre de la société. Ce sont les professionnels de santé qui déclarent leur part de bénéfice de la SCM à l’impôt sur le revenu. Ils peuvent déduire de leur revenu les sommes versées à la société. Pour faire le point sur sa fiscalité et optimiser son imposition, il peut être intéressant de faire suivre sa comptabilité par un spécialiste des professions de santé.

 

Avantages et inconvénients pour les infirmières

Les atouts de la SCM pour les infirmières libérales sont :

  • La mutualisation des moyens et donc la réduction des coûts d’exploitation pour les professionnels associés
  • La possibilité d’organiser plus facilement des gardes, des remplacements auprès de la patientèle tout en gardant son indépendance
  • La souplesse du fonctionnement
  • Pas de capital minimum nécessaire

Quelques points négatifs peuvent être allégés avec l’accompagnement d’un comptable :

  • Fonctionnement comportant des formalités : décisions collectives, comptabilité à tenir et suivre, déclarations obligatoires…
  • Responsabilité indéfinie des associés sur les dettes enregistrées par la SCM.

Découvrez Comptasanté, le N°1 de la comptabilité dédiée aux professionnels de santé en libéral.

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Quelles sont les étapes clés pour s’installer en IDEL ?

Les étapes clés pour s’installer en IDEL

 

Entre formalités, inscriptions à réaliser, aides disponibles, il y a plusieurs points à vérifier lorsqu’on s’installe en tant qu’infirmier ou infirmière libérale. Afin de réussir cette belle aventure, au démarrage comme dans l’exercice de votre métier, un expert-comptable spécialisé dans les professions de santé peut vous accompagner.

 

Les conditions pour s’installer en libéral

  • Posséder un diplôme d’Etat infirmier, obtenu en France, en Suisse ou dans l’Union Européenne ;
  • Disposer d’une expérience professionnelle d’au minimum 24 mois dans les 6 ans précédant l’installation en libéral au sein d’une structure de soins organisée, dispensant des soins généraux (hôpital, centre de soins…).

 

Choisir un mode d’exercice en libéral

La décision prise de devenir infirmier -ère libéral-e, vous devez choisir votre lieu d’installation en fonction de vos envies et de l’attractivité des zones envisagées :

  • Pour devenir infirmier ou infirmière en zone sur-dotée, vous devez présenter un dossier d’installation en libéral auprès de la Caisse d’Assurance Maladie ;
  • En cas d’installation en zone très sous-dotée, des aides sont accordées aux infirmiers libéraux conventionnés. Ce choix peut être intéressant pour les IDEL qui démarrent en libéral car la patientèle se constitue rapidement ;
  • Vous pouvez exercer en tant qu’IDEL à titre indépendant, en association, en collaboration avec d’autres infirmiers.

 

Le cabinet infirmier

Disposer d’un cabinet infirmier est une obligation en libéral. Il doit être accessible aux personnes handicapées, respecter la vie privée du patient, comporter une salle d’eau… Il peut être loué, acquis à titre personnel, professionnel, en SCI… Vous pouvez également racheter les parts d’une IDEL qui quitte un cabinet. Un comptable peut vous proposer des simulations pour comparer les investissements nécessaires selon les solutions envisagées.

 

Les inscriptions à réaliser en tant qu’IDEL

Les infirmiers libéraux doivent s’inscrire et s’acquitter de cotisations auprès de différents organismes :

  • A l’Ordre National des Infirmiers ;
  • A l’Agence Régionale de Santé, qui délivre aux infirmiers leur carte de Professionnel de Santé ;
  • A la CPAM, qui fournit les feuilles de soins pré-identifiées ;
  • A la CARPIMKO, caisse de retraite et de prévoyance des infirmiers ;
  • Auprès de compagnies d’assurance pour assurer votre cabinet infirmier, votre véhicule et pour la Responsabilité Civile Professionnelle ;
  • Pour s’équiper d’un logiciel de télétransmission et d’un lecteur de carte vitale ;
  • Auprès de l’URSSAF, ce qui vous permettra via le Centre de Formalités des Entreprises (CFE), d’obtenir un numéro de SIRET comme tout chef d’entreprise ! En tant que chef d’entreprise, l’infirmière (ou infirmier) libérale doit choisir un statut juridique : entreprise individuelle, SEL, SELURL, SCM, SCP… Un cabinet expert-comptable peut vous présenter les +/- des différents statuts.

A noter : Adhérer à une AGA (Association de gestion agréée) ou souscrire un visa fiscal auprès d’un cabinet d’expert-comptable vous fera bénéficier d’avantages fiscaux

 

Les investissements et charges de l’infirmière libérale

Dès le début de l’activité, des frais sont à prévoir pour le local, l’équipement, les cotisations Assurance, l’abonnement à un logiciel de gestion infirmier… Des charges interviennent pour les taxes, impôts, frais de déplacement… Afin de mieux gérer votre budget, de tenir votre comptabilité et d’optimiser votre imposition, vous pouvez faire appel à un cabinet d’expertise comptable. C’est souvent du temps et de l’argent de gagnés !